LE MALAISE DES BANLIEUES 2  RED STAR 93

LE MALAISE DES BANLIEUES (suite...)

Premier visé, Jean-Claude Bras, qui a dû à plusieurs reprises affronter le courroux des fans. Surtout depuis le début de l'actuelle saison quand la direction du club audonien a décidé d'interdire aux spectateurs payants la tribune principale de Marville, réservée aux VIP et autres invités, pourtant loin de la remplir. Pour le premier match de championnat 2001-2002, le 11 août contre Viry-Châtillon, les plus irréductibles ont fait grève afin de s'insurger contre cette mesure, ils sont restés à l'extérieur, guettant le match derrière les grilles !
Les supporters, le 11/8/2001 Les supporters, le 11/8/2001

"Ce n'est pas la faute de Jean-Claude Bras si la tempête de décembre 1999 a endommagé la toiture du stade Bauer, depuis inutilisable", plaide Jean-Michel Roussier, ancien président délégué de l'OM (1995-1999), devenu le nouvel homme fort du club audonien. Evidemment. Sauf que c'est un an et demi plus tôt que fut abandonné le stade historique du Red Star.

Stade Bauer

Encouragé par Marie-George Buffet, la ministre de la Jeunesse et des Sports, en phase politiquement avec Jean-Claude Bras et la majorité du conseil général de Seine-Saint-Denis, le Red Star apparaissait à l'époque comme le plus sérieux candidat au statut de club résident du Stade de France, puisque le Paris SG a refusé de se couper de ses racines du Parc des Princes.
Attiré dit-il, par "la qualité de la marque Red Star et son potentiel de développement", Jean-Michel Roussier est clair : il n'est plus question du Stade de France. "L'avenir du Red Star est à Bauer, et nulle part ailleurs, insiste-t-il. On est encore très loin d'un retour en D 1 (le Red Star n'y a plus joué depuis 1975), mais je pense qu'un deuxième club parisien peut arriver à tourner en D 1 avec 25 000 spectateurs de moyenne. Or 25 000 spectateurs dans un stade de 30 000 places, c'est fantastique ; au Stade de France, c'est ridicule. Et puis, le Stade de France est à l'équipe de France de football, à elle seule, point final".
Prudent et réaliste, Jean-Michel Roussier mesure bien le chemin à parcourir "Mon rôle au club ne sera vraiment déterminant que lorsque le Red Star aura pu passer en SASP (société anonyme de sport professionnel), ce qui ne sera possible que lorsqu'il sera redevenu professionnel, en D 2 donc, ce qui, dans le meilleur des cas, deux accessions consécutives, ne sera possible qu'en 2003 ! Et son avenir dépend moins de ce que je pense ou de ce que je fais que ce que sont décidées ou non à faire la Région Ile-de-France et la municipalité de Saint-Ouen, laquelle doit se prononcer sur les travaux indispensables à la réfection de Bauer. Si Bauer n'est pas refait, si la région n'aide pas le Red star, et bien, le Red Star ne retournera même jamais en D 2".

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